Un septième sommet tripartite entre l’Egypte, Chypre et la Grèce s’est tenu hier au Caire, a déclaré le porte-parole de la Présidence de la République, Bassam Radi. «Le mécanisme de coopération tripartite représente une opportunité réelle d’échange des points de vue concernant les enjeux et les défis d’ordre régional et international», a noté le Président Abdel Fattah Al-Sissi.
La coopération tripartite dans le domaine énergétique, la conjoncture dans la région de l’est de la Méditerranée, la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine étaient au menu du sommet présidé par le Chef de l’Etat Al-Sissi.
Le sommet tripartite a été suivi d’une séance élargie aux délégations des trois pays. Une conférence de presse des trois leaders, le Président Al-Sissi, le président de Chypre Nikos Anastasiadis et le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, au palais d’Al-Ittihadeya, a eu lieu ultérieurement afin de passer en revue les résultats du sommet et jeter la lumière sur les points forts des entretiens.
Le Président Al-Sissi a favorablement accueilli le Président chypriote en Egypte, saluant le développement et le rapprochement continus des relations entre les deux pays sur tous les plans. Le Raïs a affirmé que l’Egypte tient à l’activation des cadres de coopération, que ce soit au niveau bilatéral ou à travers le mécanisme de coopération trilatérale entre l’Egypte, Chypre et la Grèce.
Al-Sissi a loué les positions de Chypre favorables à l’Egypte dans les instances régionales et internationales, saluant le niveau de coordination et de consultation intensives entre les deux pays, afin de relever les défis de la région de la Méditerranée orientale.
Pour sa part, M. Anastasiadis a affirmé que Chypre apprécie la solidité des relations avec l’Egypte qui se développent régulièrement dans toutes les directions, et a exprimé son aspiration à consolider les perspectives de coopération bilatérale et d’amitié entre les deux pays, ainsi qu’à renforcer le mécanisme de coopération tripartite avec la Grèce.
M. Anastasiadis a également indiqué que son pays tient en haute estime le soutien de l’Egypte à la cause chypriote, conformément aux résolutions pertinentes de l’ONU, louant le rôle de l’Egypte en tant que pilier de la stabilité au Moyen-Orient, ainsi que ses efforts dans la lutte contre le terrorisme.
Selon le porte-parole de la Présidence de la République Bassam Radi, l’entretien a porté sur le renforcement des relations bilatérales dans nombre de domaines.
Les deux Présidents ont salué l’accord gouvernemental conclu entre l’Egypte et Chypre au Caire en septembre 2018 à Nicosie relatif à la fourniture du gaz depuis le gisement chypriote d’Aphrodite vers les stations de liquéfaction en Egypte. Les deux leaders se sont aussi félicités de l’accord d’interconnexion électrique conclu entre l’Egypte et Chypre au Caire en mai 2019, qui représente un axe supplémentaire pour la coopération bilatérale. L’entretien a aussi porté sur les derniers développements régionaux, les efforts déployés pour régler les crises dont souffrent certains pays de la région, en plus de la question chypriote et la situation en Méditerranée orientale.
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a pour sa part souligné la solidité des relations entre son pays, l’Egypte et Chypre, avant de remercier le Président Al-Sissi pour son accueil chaleureux et réception bienveillante. Il a également dit que la coopération avec l’Egypte et Chypre favorise la prospérité et la stabilité régionales, notant que cette coopération est ouverte à tous les pays qui partagent les mêmes valeurs de paix. Et de signaler que l’Egypte n’est pas un simple pays, mais un grand pays ami, dont le rôle est axial dans la région et fait figure d’un socle de stabilité tant dans la région arabe que sur la scène africaine.
Il a aussi dit que l’Egypte est un allié important dans la guerre contre le terrorisme, chose qui doit être prise en considération au sein de l’Union européenne.
Le chef du gouvernement grec s’est félicité du fait que la Grèce partage les mêmes vues et positions avec l’Egypte vis-à-vis de la Libye, de la Syrie et de la cause palestinienne, ajoutant : «je suis optimiste du fait que l’Egypte, la Grèce et Chypre forment ensemble un triangle de paix et de stabilité dans la région méditerranéenne et œuvrent conjointement pour les intérêts des peuples de la région ».